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Comment j’ai aidé ma sœur à remplir son cabinet d’hypnothérapie ?

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Il y a un peu plus d’un an, ma sœur Caroline, ouvrait son cabinet d’hypnothérapie à Paris, quelques jours après l’obtention de son diplôme au sein de l’IFHE (Institut Français d’Hypnose Humaniste et Ericksonienne). Lorsqu’on se lance en profession libérale, la difficulté est d’amorcer le processus qui vise à se faire connaître. Il s’agit de semer des milliers de graines dont on attend avec impatience les premières germes, et qui finiront grâce au bouche à oreille par s’entrelacer vigoureusement pour obtenir une végétation feuillue et harmonieuse.

Pour ce type d’activité et comme c’est le cas pour de nombreux indépendants, la visibilité sur internet est primordiale. En effet, avant d’envisager une prise de rendez-vous, des millions de personnes se jettent à l’assaut de leur moteur de recherche pour se voir proposer une liste non exhaustive de praticiens, dont ils n’ont jamais entendu parler. Plus dur encore que de réserver un restaurant ou un hôtel, qui ont au moins le pouvoir de nous faire saliver par leurs images, la réservation d’un praticien laisse un sentiment de hasard total dans la prise de décision. Proximité, heures d’ouverture, nombres de commentaires, etc : voici un ensemble d’arguments qui pourraient tout autant nous renvoyer vers le plus grand des charlatans que vers le plus génial des praticiens.

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Lost in Paris

Bien entendu je n’avais aucun doute sur le fait que ma sœur appartenait à la seconde des catégories et qu’il fallait montrer tout son talent de thérapeute à des milliers de personnes saisissant chaque jour sur leur clavier des mots empreints de circonspection tels que « trouver un hypnothérapeute à paris », « maigrir par l’hypnose » ou encore « arrêter de fumer par l’hypnose ». Et pourtant leur processus de guérison pouvait bien débuter.

Pris dans le tourbillon du désir d’indépendance, je me lançais à mon tour comme consultant indépendant en septembre 2016. Mutualiser nos expertises familiales ne pouvait alors qu’enrichir nos expériences réciproques.

La première recommandation très insistante, que je fis à ma sœur, fut la création d’un site internet. Aussi basique fut-il c’était un moyen pour elle d’avoir une vitrine en ligne. Or, quand on traite d’hypnothérapie, il est important de rassurer ses clients potentiels pour leur montrer que l’on est pas la nouvelle madame Irma ou encore une plateforme robotisée de traitement à distance.

C’est donc une opportunité offerte pour montrer à ses futurs patients des photos de son cabinet, présenter son parcours personnel et partager deux ou trois photos d’elle. En gros, il s’agit de cocher la première case de réassurance :

« PRATICIEN NORMAL »

Son site internet lui offre de surcroît un support pour rédiger un ensemble d’articles dans lesquels elle peut aborder les maux qu’elle est susceptible de traiter et ainsi créer l’empathie nécessaire pour engager un visiteur incertain. Elle s’est donc attelée dans un second temps à la rédaction d’articles sur les bienfaits de l’hypnose pour le traitement d’addictions diverses et variées. Une seconde case était alors cochée pour de nombreux visiteurs :

« PRATICIEN SUSCEPTIBLE DE RÉPONDRE A MON BESOIN »

Un site, du contenu. Ne parlons pas encore de SEO après quelques semaines. Pourtant le souci était bien là ! Comment générer du trafic et être visible, en face de toutes ces requêtes tapées chaque jour en région parisienne par des milliers d’individus, qui n’auraient pas la chance de se confronter aux talents de ma sœur ?

Mon expérience de traffic manager prenait alors tout son sens et je lui suggérais donc de lancer ses premières annonces publicitaires sur Google ! Réaction doublement sceptique de sa part : premièrement elle s’imaginait sans doute que par la plus grande bonté Google allait promouvoir son site et ses articles en première position. Deuxième réaction : « A quoi cela sert de payer, cela va me coûter cher ? »

J’aime alors sortir une comparaison avec un restaurant. Etre mal référencé sur Google sur des requêtes en lien avec votre activité (par exemple ‘hypnothérapeute paris’) revient à disposer d’un restaurant au fin fond d’une ruelle isolée sans aucun passage. Avoir recours au référencement payant reviendrait à embaucher une petite horde de rabatteurs susceptibles de remonter l’existence de votre restaurant à tous les passants déambulant quelques dizaines de mètres plus loin. Certes, cela n’exclut en rien l’importance de maintenir un niveau de qualité élevé dans l’expérience proposée, mais à partir d’un moment il faut bien être vu pour avoir des clients.

J’aidais alors ma sœur à créer son compte Google Adwords, où par défaut un compte Adwords Express lui fut proposé. La simplicité proposée par cette option ne laisse guère de doute. En revanche l’intérêt en terme de rentabilité laisse plus que dubitatif. Dans un article paru précédemment, je décris comment choisir ses mots-clés pour capter ceux avec la plus grande intentionnalité et ainsi faire le choix de mettre de l’argent sur des mots-clés qui ont le plus de chance des rentables. Avec un budget limité de 5€ par jour, je privilégiais donc de choisir des mots-clés tels que « trouver hypnothérapeute paris » plutôt que « hypnothérapeute », trop vague et imprécis. Sans accompagnement et avec les choix « simplifiés » proposés par Google, ma sœur aurait donc sans doute pris le risque d’attirer un trafic trop large. Sans oublier l’ajout de mots-clés négatifs et d’annonces dédiées par groupe d’annonces, et elle aurait certainement gaspiller 50 à 60% de son budget quotidien en optant pour l’option Express. Investir sur Adwords c’est bien. Bien dépenser dessus c’est mieux.

Par conséquent, j’ai pris en charge la gestion de son compte Adwords classique pour proposer un message adéquat sur les requêtes les plus adaptées en région parisienne. Mis bout à bout j’ai passé de 2 à 3 jours de boulot, qui, à mon tarif normal, aurait représenté un investissement pour elle de 1380€. Puisque cela représente son budget annuel, cela peut paraître disproportionné. Et pourtant lorsque vous achetez les carreaux de votre cuisine, ne faites vous pas appel à un expert pour les poser ? La logique est la même avec Adwords et grâce à cela le site de ma sœur a donc pu recevoir 6 à 7 clics par jour, certes un peu plus cher, mais également avec une probabilité plus élevée de prendre rendez-vous.

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Une nouvelle case importante pour elle était ainsi cochée :

« PRATICIEN VISIBLE »

Pourtant l’arrivée de ces visiteurs qualifiés ne suffisait pas pour autant à entraîner des coups de fils réguliers et presque systématiques. Un dernier élément important faisait encore défaut pour lever tout scepticisme des internautes. Il fallait réassurer ces internautes qui ne manquaient pas de se renseigner par ailleurs sur le profil de ma sœur (voir article par ailleurs). Je présume que bon nombre d’entre eux tape « caroline ceccarelli » sur Google pour trouver à son sujet des informations pertinentes. Quelques semaines après le lancement de ces premières campagnes Adwords, ma sœur manquait de commentaires sur Google. Motivée également par une amie thérapeute, elle entreprit alors d’inviter ses patients à déposer des avis à son sujet sur Google. En quelques semaines, elle dépassa le seuil des 8 commentaires pour ainsi présenter un profil non seulement crédible mais surtout compétent. Dès lors, elle parvint à cocher la case ultime :

« PRATICIEN COMPÉTENT »

C’est à partir de ce moment-là qu’elle reçut avec la plus grande régularité des appels de patients potentiels venant ainsi remplir son agenda de rendez-vous. Son talent fit alors le reste pour que le bouche à oreille prenne le relais, l’autorisant ainsi à réduire ses investissements sur Google Adwords. Il ne s’agissait plus alors d’arroser les jeunes pousses mais bien au contraire de couper les herbes hautes.

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